Bonjour chers lecteurs,
Aujourd'hui, j'avais envie de partager avec vous, le bonheur qu'Elisa et moi éprouvons à pratiquer l'HNI.
HNI?? késako?
C'est le fait de répondre à la demande de l'enfant quand au besoin d'éliminer (selles et urine). "Les bébés sont conscients de leurs besoins et naissent avec les moyens de les exprimer pour qu'on les aide à y répondre" nous explique Sandrine Monrocher-Zaffrano dans son livre "L'hygiène naturelle de l'enfant ( publier aux éditions jouvence).
Les bébés ont une complète conscience de leurs fonctions corporelles. Faisons leur confiance! L'HNI nous propose de reconnaitre et satisfaire ce besoin d'éliminer et ce, pour le plus grand bonheur de nos bouts de choux.
De plus, elle a pour avantage de renforcer les liens qui unissent les parents à leur enfant.
J'ai découvert l'HNI durant ma grossesse, en surfant sur le net et j'ai tout de suite adhéré! Je suis sage-femme et j'ai toujours su que les bébés avaient de nombreuses capacités, mais celle de contrôler ses sphincters, je dois dire que ce fût une merveilleuse découverte.
J'avais l'intention de commencer l'HNI dés la naissance, mais la fatigue étant bien là, je ne me sentais pas assez disponible pour mettre en place la méthode. Je dois dire qu'au début je me suis même dit que je n'allais jamais y arriver. Elisa faisait pipi tellement de fois dans la journée et il n'y avait aucune logique…Bref, je me suis laissée du temps.
Puis, quand elle a eu 6 semaines, je me sentais prête, j'étais reposée, disponible et très motivée!! Avant cela j'avais d'ailleurs commencé à repérer certaines mimiques qu'elle faisait au moment de faire caca. Je connaissais mieux ses habitudes et son rythme.
J'ai vu qu'Elisa faisait caca après la 1ère tétée du matin, je lui proposais donc le pot à ce moment là.
La 1ère fois qu'elle a fait caca dans le pot, j'étais toute contente, j'en revenais pas!! J'étais toute excitée, on aurait dit un enfant le jour de Noël. lol :D
Qui aurait dit que le caca de son enfant pouvait avoir autant d'effet!!! ahahahah.
Tous les matins, je lui propose le pot, en milieu de tétée, quand je vois qu'elle s'arrête et regarde dans le vide et…..PROOOOOUUUUUT c'est parti pour le caca dans le pot! ça me fait rire à chaque fois. Elle est tellement heureuse de faire dans le pot, ça se voit. C'est incroyable!
Quel bonheur de voir ce que son enfant est capable de faire, n'est ce pas?
Et aujourd'hui j'ai été assez impressionnée:
je la portais en écharpe et je suis allée étendre le linge. Elle s'est mise à pleurer un peu, mais je voulais terminer d'étendre le linge avant de la retirer de l'écharpe. Elle s'est mise à péter. Elle a eu plusieurs gaz, je pensais qu'elle avait même fait caca. Je me suis dit: "mince! vu comme elle a pété, il doit y en avoir partout!!"
Je suis allée la changer, et à ma grande surprise, que du pipi. Je l'ai alors mise sur le pot et là: elle fait un gros caca. :)
C'est fou!! Elle a réussi à se retenir jusqu'à que je lui propose le pot! ça m'épate! Je pense que c'est pour ça qu'elle pleurait…mais j'avais pas compris. hihihi.
Je suis tellement contente!! je voulais partager ça avec vous! :)
Peut-être qu'à la suite de ce post, vous aurez vous aussi l'envie (je l'espère) d'essayer l'HNI avec votre enfant. On peut la commencer entre la naissance et 6 mois, après le bébé n'étant pas reconnu dans son besoin d'éliminer, ne signale plus à ses parents ses besoins d'éliminer.
Quant aux professionnels de santé qui me liront, renseignez-vous d'avantage sur cette méthode et faites la connaître aux parents. Ça en vaut vraiment la peine!
Je conclurais avec les mots de l'auteure Sandrine Monrocher-Zaffrano:
"Avec un peu d'attention, du temps, beaucoup d'amour, on peut apprendre à communiquer avec bébé sur ses besoins d'élimination et l'aider à y répondre. Ce n'est qu'une façon de plus de lui témoigner du respect."
Elisa sur le pot :)
mercredi 30 octobre 2013
vendredi 18 octobre 2013
Il semblerait que mon problème de crevasses soit lié aux gencives de mon bébé qui se serraient trop fortement sur mon sein. Je ne connaissais pas ce phénomène, qui appremment est un réflexe du nouveau-né face à tout ce qui se présente dans sa bouche.
Merci à Michèle, mon amie et collègue sage-femme qui m'a parlé de ceci durant mon allaitement.
Il semblerait que l'on puisse diminuer les tensions créées par les gencives sur le mamelons en proposant des massages ou encore une pression sur le menton lors de la tétée.
Je vais tenter d'en savoir plus sur ce réflexe. Notre amie Michèle pourrait peut-être nous en dire plus dans un prochain billet...
Je vous tiens informés.
Merci à Michèle, mon amie et collègue sage-femme qui m'a parlé de ceci durant mon allaitement.
Il semblerait que l'on puisse diminuer les tensions créées par les gencives sur le mamelons en proposant des massages ou encore une pression sur le menton lors de la tétée.
Je vais tenter d'en savoir plus sur ce réflexe. Notre amie Michèle pourrait peut-être nous en dire plus dans un prochain billet...
Je vous tiens informés.
mon experience de l'allaitement
Bonjour chers lecteurs!
Vous m'avez manqué! Entre la fin de grossesse et tous les préparatifs pour l'arrivée de notre bébé, je n'ai pas eu une minute à consacrer o blog...j'espère que vous ne m'en voudrez pas...(je suis certaine que non ;) )
J'ai commencé à rédiger le récit de mon accouchement à domicile et j'espère le terminer trés prochainement pour pouvoir le publier sur le blog.
Mais aujourd'hui, je voulais vous parler de l'allaitement. L'allaitement du point de vue de la mère et non de la sage-femme. Comme le disent certains de mes amis : "les mots n'enseignent pas, seuls l'expérience enseigne". Donc je tenais à partager avec vous mon expérience de l'allaitement et tout ce que cela m'a appris.
Au commencement, ce ne fut pas des plus agréables, je dois bien l'avouer...Et oui, contrairement à ce que j'avais imaginé vivre, j'ai pas mal "déguster" durant les 3 premières semaines (le fameux cap des 3 semaines!!! je sais ce que c'est maintenant).
Elisa est née à la maison, dans une ambiance sereine et pleine d'amour comme nous le voulions. Nous avons fait du peau-à-peau dés sa naissance et elle a tété dés qu'elle a su trouver le sein. Je me souviens encore de ce moment avec beaucoup d'émotions. Je la vois, nue sur ma poitrine, ballotant sa tête à droite et à gauche, reniflant l'odeur délicieuse du lait maternel.
C'est un des plus beaux et des plus émotionnants moments de ma vie.
Je savais que les bébés avaient cette capacitée innée de téter, mais le fait de voir son propre enfant trouver le sein, c'est magique! On a d'ailleurs tout filmé!! :)
Elisa n'a pas trainé pour trouver le sein, au bout de quelques minutes je sentais déjà une forte succion sur mon mamelon et entendais le bruit de déglutition qui l'accompagnait. Ça y est elle tétait.
Si je me souviens bien, elle a tété durant 1h30 sur les 2 seins. Puis, elle a dormi durant au moins 10h, pour téter de nouveau les 2 seins durant 30mn. Certains pourront peut-être s'affoler en lisant ceci, mais je vous rappelle qu'un bébé sait se manifester quand il a faim, et que notre seul rôle est d'être attentif à ses signes afin de lui proposer le sein quand il en a envie. Confiance mes amis, CONFIANCE! Votre bébé sait! Cette histoire d'hypoglycémie n'est que pure foutaise!! encore un truc inventé pour inquièter les parents...
D'ailleurs à ce sujet, vous pourrez lire un super article sur le site de la leach ligue qui s'appelle hypoglycémie et nouveau-né.
Elisa est un bébé goulu qui a une forte succion, ce qui m'a valu de grosses crevasses trés profondes sur les 2 seins. Vous comprenez alors que les premières tétées n'aient pas du tout été agréables. Il m'a fallu une bonne dose de patience et de tenacité pour continuer d'allaiter. Je comprends à présent, les mères que j'ai accompagnées par le passé, et qui ont arrêté d'allaiter car trop douloureux. Je l'avoue, je les ai jugées sans savoir...A ces femmes, je demande pardon.
Mes crevasses étaient tellement profondes que j'ai cru que mes bouts de seins allaient tomber!! Vision d'horreur!
Pour les connaisseurs, la première chose qu'on vous dit quand vous avez une crevasse, c'est que le bébé ne prend pas correctement le sein ou que la position lors de l'allaitement n'est pas bonne. Vous imaginez bien que, en tant que sage-femme, ce sont les premières choses que j'ai regardées! J'ai d'ailleurs demandé, à plusieurs reprises, à la sage-femme de vérifier si Elisa prenait correctement le sein et ce dés la 2ème tétée. La prise était correcte et la position aussi.
Apparemment, il s'agirait d'une adaptation normale de mes seins. En effet, j'avais de tous petits mamelons, et comme vous le savez, le bébé doit pour téter correctement, avoir le mamelon tout au fond de sa gorge. Mes mamelons se sont donc adaptés à la succion d'Elisa en se rallongeant. Je vois maintenant comme mes bouts de sein sont gros et longs. Rien à voir avec ceux que j'avais avant!!
Conclusion: j'ai appris que les crevasses peuvent être une phase d'aptation afin que nos mamelons aient une forme plus adaptée à la succion du bébé. Trés interessant!! C'est fou ce que notre corps a comme capacité d'adaptation!! Mais pas évident à vivre comme phase d'adaptation!!
Avant de terminer, je voudrais souligner également le rôle ESSENTIEL du père. Mon mari a été d'une patience et d'un soutien à toute épreuve!! Je l'en remercie encore aujourd'hui car sans cela, il est certain que j'aurais abandonné.
Le mot de la fin: aujourd'hui l'allaitement est un véritable plaisir, des moments de grande tendresse partagée avec ma fille et je me dis que j'ai bien fait de tenir bon les 3 premières semaines. Merci à tous ceux qui m'ont encouragée dans ces moments difficiles, votre soutien a été capital.
Vous m'avez manqué! Entre la fin de grossesse et tous les préparatifs pour l'arrivée de notre bébé, je n'ai pas eu une minute à consacrer o blog...j'espère que vous ne m'en voudrez pas...(je suis certaine que non ;) )
J'ai commencé à rédiger le récit de mon accouchement à domicile et j'espère le terminer trés prochainement pour pouvoir le publier sur le blog.
Mais aujourd'hui, je voulais vous parler de l'allaitement. L'allaitement du point de vue de la mère et non de la sage-femme. Comme le disent certains de mes amis : "les mots n'enseignent pas, seuls l'expérience enseigne". Donc je tenais à partager avec vous mon expérience de l'allaitement et tout ce que cela m'a appris.
Au commencement, ce ne fut pas des plus agréables, je dois bien l'avouer...Et oui, contrairement à ce que j'avais imaginé vivre, j'ai pas mal "déguster" durant les 3 premières semaines (le fameux cap des 3 semaines!!! je sais ce que c'est maintenant).
Elisa est née à la maison, dans une ambiance sereine et pleine d'amour comme nous le voulions. Nous avons fait du peau-à-peau dés sa naissance et elle a tété dés qu'elle a su trouver le sein. Je me souviens encore de ce moment avec beaucoup d'émotions. Je la vois, nue sur ma poitrine, ballotant sa tête à droite et à gauche, reniflant l'odeur délicieuse du lait maternel.
C'est un des plus beaux et des plus émotionnants moments de ma vie.
Je savais que les bébés avaient cette capacitée innée de téter, mais le fait de voir son propre enfant trouver le sein, c'est magique! On a d'ailleurs tout filmé!! :)
Elisa n'a pas trainé pour trouver le sein, au bout de quelques minutes je sentais déjà une forte succion sur mon mamelon et entendais le bruit de déglutition qui l'accompagnait. Ça y est elle tétait.
Si je me souviens bien, elle a tété durant 1h30 sur les 2 seins. Puis, elle a dormi durant au moins 10h, pour téter de nouveau les 2 seins durant 30mn. Certains pourront peut-être s'affoler en lisant ceci, mais je vous rappelle qu'un bébé sait se manifester quand il a faim, et que notre seul rôle est d'être attentif à ses signes afin de lui proposer le sein quand il en a envie. Confiance mes amis, CONFIANCE! Votre bébé sait! Cette histoire d'hypoglycémie n'est que pure foutaise!! encore un truc inventé pour inquièter les parents...
D'ailleurs à ce sujet, vous pourrez lire un super article sur le site de la leach ligue qui s'appelle hypoglycémie et nouveau-né.
Elisa est un bébé goulu qui a une forte succion, ce qui m'a valu de grosses crevasses trés profondes sur les 2 seins. Vous comprenez alors que les premières tétées n'aient pas du tout été agréables. Il m'a fallu une bonne dose de patience et de tenacité pour continuer d'allaiter. Je comprends à présent, les mères que j'ai accompagnées par le passé, et qui ont arrêté d'allaiter car trop douloureux. Je l'avoue, je les ai jugées sans savoir...A ces femmes, je demande pardon.
Mes crevasses étaient tellement profondes que j'ai cru que mes bouts de seins allaient tomber!! Vision d'horreur!
Pour les connaisseurs, la première chose qu'on vous dit quand vous avez une crevasse, c'est que le bébé ne prend pas correctement le sein ou que la position lors de l'allaitement n'est pas bonne. Vous imaginez bien que, en tant que sage-femme, ce sont les premières choses que j'ai regardées! J'ai d'ailleurs demandé, à plusieurs reprises, à la sage-femme de vérifier si Elisa prenait correctement le sein et ce dés la 2ème tétée. La prise était correcte et la position aussi.
Apparemment, il s'agirait d'une adaptation normale de mes seins. En effet, j'avais de tous petits mamelons, et comme vous le savez, le bébé doit pour téter correctement, avoir le mamelon tout au fond de sa gorge. Mes mamelons se sont donc adaptés à la succion d'Elisa en se rallongeant. Je vois maintenant comme mes bouts de sein sont gros et longs. Rien à voir avec ceux que j'avais avant!!
Conclusion: j'ai appris que les crevasses peuvent être une phase d'aptation afin que nos mamelons aient une forme plus adaptée à la succion du bébé. Trés interessant!! C'est fou ce que notre corps a comme capacité d'adaptation!! Mais pas évident à vivre comme phase d'adaptation!!
Avant de terminer, je voudrais souligner également le rôle ESSENTIEL du père. Mon mari a été d'une patience et d'un soutien à toute épreuve!! Je l'en remercie encore aujourd'hui car sans cela, il est certain que j'aurais abandonné.
Le mot de la fin: aujourd'hui l'allaitement est un véritable plaisir, des moments de grande tendresse partagée avec ma fille et je me dis que j'ai bien fait de tenir bon les 3 premières semaines. Merci à tous ceux qui m'ont encouragée dans ces moments difficiles, votre soutien a été capital.
dimanche 2 juin 2013
Réflexion sur la relation soignant-soigné: une expérience riche d'enseignement.
Bonsoir cher lecteur,
j'avais envie de partager avec toi l'expérience de ma 2nde échographie.
Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de t'annoncer cette merveilleuse nouvelle: je suis enceinte!! Voilà maintenant 6 mois que j'ai la chance d'accueillir en mon sein ce miracle de la vie!! Du pur bonheur et plein de découvertes... mais ça je t'en dirai plus dans de prochains articles. ;-)
Je ne te cache pas que ce fut une expérience douloureuse. Mais toute expérience est bonne à prendre, tu ne crois pas? Bien sûr dans l'instant, on ne voit que le côté négatif de ce que l'on vient de vivre, on voudrait même que cela ne soit jamais arrivé!
Aujourd'hui, avec le recul, je sais bien que si j'ai rencontré cette expérience, c'est bien que j'avais quelque chose à y apprendre...
Je suis donc allée faire ma 2nde écho (celle que tu fais à 22SA). Au début je ne voulais même pas aller la faire. C'est vrai que ça peut paraître un peu surprenant qu'une sage-femme puisse dire cela, mais je savais bien que mon bébé allait bien et je n'avais nul besoin d'ultrasons pour me le dire (mais ça c'est un autre débat...).
Aprés avoir discuté avec mon amie et collégue sage-femme, je decidai tout de même de faire cette écho.
J'y allais donc, ce jour là, vraiment contente et presque avec hâte de voir des images de mon bébé.
(Il y a un détail important que je dois te spécifier: j'y suis allée seule car mon mari était au Brésil et je devais rester en France pour attendre mon visa.)
J'étais entrée dans le cabinet d'écho toute souriante et j'en ressortais en colère, avec un sentiment immense d'injustice.
Cela ne s'est pas passé du tout comme je l'imaginais.
Presque aussitôt arrivée dans la salle d'attente, je fus appelée. J'entrai dans la salle d'écho et enlevai mes chaussures et mon pantalon. L'échographe entra à ce moment là, me demanda de m'allonger sur la table d'examen. Je m'exécutai. Il commença à appliquer une tonne de gel froid sur mon ventre en me demandant qui suivait ma grossesse. Je dis alors la chose à ne pas dire : que j'étais sage-femme et que je suivais moi-même ma grossesse. Je crois que ce fut le facteur déclencheur de ce qui suivit.
Il commença alors à me sermonner sur le fait que je ne pouvais pas suivre ma grossesse, je n'avais pas le recul nécessaire et que c'est comme ça qu'arrive des catastrophes...Et vint le fameux dicton : " c'est toujours le cordonnier le plus mal chaussé".
Je ne dis rien, je n'avais pas envie de lui expliquer ma situation particulière et le fait que je n'avais plus de protection sociale à cause de mon statut d'expatriée... Je voyais bien de toute façon qu'il n'était pas en mesure de m'écouter.
Et ce fut ainsi tout le temps de l'examen. Pendant 45mn, cet homme ne cessa d'être désagréable et de me déblatérer tous les problèmes qu'un échographe peut rencontrer quant à la responsabilité qu'il a de faire des échographies anténatales, que ceci est peu rémunéré, qu'il ne gagne pas sa vie avec cela et que les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus assumer autant de responsabilités pour une si petite rémunération (à ses dires ils préfèrent "compter les métastases, ça rapporte d'avantage")....bref, bientôt il n'y aura plus aucun médecin pour dépister des anomalies anténatales et nous allons avoir des enfants malformés, handicapés, trisomiques...et "les parents ne pourront pas se plaindre car tout le monde s'en fout!".
Quand j'essayer d'être un peu optimiste quant à ses dires, il m'envoyait que "ma pauvre, vous vivez dans le monde des bisounours! Mais ouvrez les yeux!". Je ne tentai donc plus aucune intervention, ne faisant qu'acquiescer ses propos.
A mon grand regret, pas une seule fois il m'expliqua ce que l'on voyait sur l'écran du moniteur! Il était trop concentré à me donner le pourcentage d'enfants handicapés qui était en hausse ou encore à me raconter l'incompétence de ces collègues échographes face au diagnostic de la trisomie 21.
Je restais passive, frustrée de ne pouvoir vivre ce moment comme un moment exceptionnel pour tout parent d'un 1er enfant. J'essayai de prendre du recul, de m'isoler de cette situation en me focalisant sur l'écran où je pouvais reconnaître certaines parties du corps de mon bébé.
C'est là que je me rendis compte que le fait même d'être seule, en petite culotte, allongée, face à ce vieil homme aigri me paralysait. J'avais l'impression d'être une petite fille que l'on corrige parce qu'elle s'est male conduite. J'étais incapable de bouger, ni même de remettre cet homme à sa place. L'idée de partir me traversa l'esprit mais j'étais comme figée, attendant que ça passe. Un fort sentiment d'injustice et d'impuissance me submergea. Même le passage de la sonde sur mon ventre nue était devenue d'une violence inouïe! Je me sentais violais dans ma propre intimité de femme et de mère. De quel droit cet homme pouvait nous traiter ainsi, moi et mon bébé? J'étais simplement venue pour passer un moment agréable, voir des images de mon bébé. J'aurais voulu que ce soit un bon souvenir et non une torture!
Quand je sortis du cabinet, il me dit: " vous avez de la chance, celui-ci est normal!". C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
J'avais envie de pleurer et de hurler à la fois! Ce que je fis, silencieusement dans les toilettes. ( oui tu peux crier silencieusement, c'est possible, je t'assure! Tu ouvres grand la bouche mais aucun son ne sort: c'est ça crier silencieusement. Mais attention, il faut le faire avec l'intention réelle de crier! :-) sinon ça ne soulage pas.)
Tout ça pour vous dire combien je comprends, maintenant (encore mieux, car j'imaginais déjà avant), la situation dans laquelle les femmes (allongées, presque nues) peuvent se trouver au moment de l'accouchement face à l'équipe médicale (en blouse, debout). J'ai compris dans quel état de fragilité on peut se sentir et que même si l'on pense pouvoir dire les choses, au moment où l'on se trouve dans cette configuration là, il en est tout autrement. Et de nombreuses histoires vécues, que l'on avait enfouies dans notre subconscient peuvent refaire surface.
Comme de bons amis me disent souvent: "les mots n'enseigent pas, seule l'expérience enseigne".
Merci pour cette expérience.
j'avais envie de partager avec toi l'expérience de ma 2nde échographie.
Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de t'annoncer cette merveilleuse nouvelle: je suis enceinte!! Voilà maintenant 6 mois que j'ai la chance d'accueillir en mon sein ce miracle de la vie!! Du pur bonheur et plein de découvertes... mais ça je t'en dirai plus dans de prochains articles. ;-)
Je ne te cache pas que ce fut une expérience douloureuse. Mais toute expérience est bonne à prendre, tu ne crois pas? Bien sûr dans l'instant, on ne voit que le côté négatif de ce que l'on vient de vivre, on voudrait même que cela ne soit jamais arrivé!
Aujourd'hui, avec le recul, je sais bien que si j'ai rencontré cette expérience, c'est bien que j'avais quelque chose à y apprendre...
Je suis donc allée faire ma 2nde écho (celle que tu fais à 22SA). Au début je ne voulais même pas aller la faire. C'est vrai que ça peut paraître un peu surprenant qu'une sage-femme puisse dire cela, mais je savais bien que mon bébé allait bien et je n'avais nul besoin d'ultrasons pour me le dire (mais ça c'est un autre débat...).
Aprés avoir discuté avec mon amie et collégue sage-femme, je decidai tout de même de faire cette écho.
J'y allais donc, ce jour là, vraiment contente et presque avec hâte de voir des images de mon bébé.
(Il y a un détail important que je dois te spécifier: j'y suis allée seule car mon mari était au Brésil et je devais rester en France pour attendre mon visa.)
J'étais entrée dans le cabinet d'écho toute souriante et j'en ressortais en colère, avec un sentiment immense d'injustice.
Cela ne s'est pas passé du tout comme je l'imaginais.
Presque aussitôt arrivée dans la salle d'attente, je fus appelée. J'entrai dans la salle d'écho et enlevai mes chaussures et mon pantalon. L'échographe entra à ce moment là, me demanda de m'allonger sur la table d'examen. Je m'exécutai. Il commença à appliquer une tonne de gel froid sur mon ventre en me demandant qui suivait ma grossesse. Je dis alors la chose à ne pas dire : que j'étais sage-femme et que je suivais moi-même ma grossesse. Je crois que ce fut le facteur déclencheur de ce qui suivit.
Il commença alors à me sermonner sur le fait que je ne pouvais pas suivre ma grossesse, je n'avais pas le recul nécessaire et que c'est comme ça qu'arrive des catastrophes...Et vint le fameux dicton : " c'est toujours le cordonnier le plus mal chaussé".
Je ne dis rien, je n'avais pas envie de lui expliquer ma situation particulière et le fait que je n'avais plus de protection sociale à cause de mon statut d'expatriée... Je voyais bien de toute façon qu'il n'était pas en mesure de m'écouter.
Et ce fut ainsi tout le temps de l'examen. Pendant 45mn, cet homme ne cessa d'être désagréable et de me déblatérer tous les problèmes qu'un échographe peut rencontrer quant à la responsabilité qu'il a de faire des échographies anténatales, que ceci est peu rémunéré, qu'il ne gagne pas sa vie avec cela et que les jeunes d'aujourd'hui ne veulent plus assumer autant de responsabilités pour une si petite rémunération (à ses dires ils préfèrent "compter les métastases, ça rapporte d'avantage")....bref, bientôt il n'y aura plus aucun médecin pour dépister des anomalies anténatales et nous allons avoir des enfants malformés, handicapés, trisomiques...et "les parents ne pourront pas se plaindre car tout le monde s'en fout!".
Quand j'essayer d'être un peu optimiste quant à ses dires, il m'envoyait que "ma pauvre, vous vivez dans le monde des bisounours! Mais ouvrez les yeux!". Je ne tentai donc plus aucune intervention, ne faisant qu'acquiescer ses propos.
A mon grand regret, pas une seule fois il m'expliqua ce que l'on voyait sur l'écran du moniteur! Il était trop concentré à me donner le pourcentage d'enfants handicapés qui était en hausse ou encore à me raconter l'incompétence de ces collègues échographes face au diagnostic de la trisomie 21.
Je restais passive, frustrée de ne pouvoir vivre ce moment comme un moment exceptionnel pour tout parent d'un 1er enfant. J'essayai de prendre du recul, de m'isoler de cette situation en me focalisant sur l'écran où je pouvais reconnaître certaines parties du corps de mon bébé.
C'est là que je me rendis compte que le fait même d'être seule, en petite culotte, allongée, face à ce vieil homme aigri me paralysait. J'avais l'impression d'être une petite fille que l'on corrige parce qu'elle s'est male conduite. J'étais incapable de bouger, ni même de remettre cet homme à sa place. L'idée de partir me traversa l'esprit mais j'étais comme figée, attendant que ça passe. Un fort sentiment d'injustice et d'impuissance me submergea. Même le passage de la sonde sur mon ventre nue était devenue d'une violence inouïe! Je me sentais violais dans ma propre intimité de femme et de mère. De quel droit cet homme pouvait nous traiter ainsi, moi et mon bébé? J'étais simplement venue pour passer un moment agréable, voir des images de mon bébé. J'aurais voulu que ce soit un bon souvenir et non une torture!
Quand je sortis du cabinet, il me dit: " vous avez de la chance, celui-ci est normal!". C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
J'avais envie de pleurer et de hurler à la fois! Ce que je fis, silencieusement dans les toilettes. ( oui tu peux crier silencieusement, c'est possible, je t'assure! Tu ouvres grand la bouche mais aucun son ne sort: c'est ça crier silencieusement. Mais attention, il faut le faire avec l'intention réelle de crier! :-) sinon ça ne soulage pas.)
Tout ça pour vous dire combien je comprends, maintenant (encore mieux, car j'imaginais déjà avant), la situation dans laquelle les femmes (allongées, presque nues) peuvent se trouver au moment de l'accouchement face à l'équipe médicale (en blouse, debout). J'ai compris dans quel état de fragilité on peut se sentir et que même si l'on pense pouvoir dire les choses, au moment où l'on se trouve dans cette configuration là, il en est tout autrement. Et de nombreuses histoires vécues, que l'on avait enfouies dans notre subconscient peuvent refaire surface.
Comme de bons amis me disent souvent: "les mots n'enseigent pas, seule l'expérience enseigne".
Merci pour cette expérience.
mercredi 10 avril 2013
Astuces naturelles pour soulager les fesses de bébé.
Une maman m'a demandé conseil pour traiter l'erythéme fessier ( ou "fesses rouges") de sa fille. Du coup, je me suis dit que c'était l'occasion de partager ces bons conseils avec vous ce soir.
Bien entendu il existe les crèmes vendues en pharmacie, mais je préfère de loin utiliser ce que notre bonne mère nature nous offre.
Commençons par quelques conseils de base :
-l'erythéme fessier est souvent dû au fait que les fesses de bébé restent trop longtemps en contact avec ses urines ou ses selles, ce qui crée un effet macération. Donc, aérer les fesses de bébé en le laissant de temps en temps sans couche. Simple et efficace!
- éviter les lingettes! ok c'est pratique mais bourrées de produits chimiques qui irritent la peau fragile de votre bambin. Préféré du coton imbibé d'eau pour le laver, puis le bon vieux liniment oléo-calcaire (huile d'olive et eau de chaux) à appliquer ensuite. En plus d'hydrater, cela formera un film protecteur sur les fesses de bébé.
- changer votre bébé le plus souvent possible, dés que sa couche est sale. C'est du bon sens.
Recettes naturelles et faciles à réaliser :
- faire infuser des fleurs de camomille : génial pour nettoyer les fesses de bébé.
- cataplasme de patate crue mixée ou encore de feuilles de laitues bien vertes que vous aurez faites bouillir et faites refroidir ( à appliquer durant 5min) pour traiter l'érythéme.
- de la farine de maïs en guise de talc.
- du bicarbonate de soude dans l'eau du bain pour inhiber l'effet du calcaire, ou des flocons d'avoine, bien connus pour rendre la peau douce. Les Romains et les Grecs prenaient des bains d'avoine car ils en connaissaient ses vertues hydratantes. (également efficace en cas de varicelle).
- huile de noix de coco, ou huile d'olive mélangée à un peu d'eau, à appliquer sur les zones irritées jusqu'à disparition des rougeurs.
Pour ceux qui vivent dans un pays chaud comme le Brésil, ou si le temps vous le permet, un bon bain de soleil (avant 10H ou aprés 16H), facilite grandement la guérison.
Bien entendu il existe les crèmes vendues en pharmacie, mais je préfère de loin utiliser ce que notre bonne mère nature nous offre.
Commençons par quelques conseils de base :
-l'erythéme fessier est souvent dû au fait que les fesses de bébé restent trop longtemps en contact avec ses urines ou ses selles, ce qui crée un effet macération. Donc, aérer les fesses de bébé en le laissant de temps en temps sans couche. Simple et efficace!
- éviter les lingettes! ok c'est pratique mais bourrées de produits chimiques qui irritent la peau fragile de votre bambin. Préféré du coton imbibé d'eau pour le laver, puis le bon vieux liniment oléo-calcaire (huile d'olive et eau de chaux) à appliquer ensuite. En plus d'hydrater, cela formera un film protecteur sur les fesses de bébé.
- changer votre bébé le plus souvent possible, dés que sa couche est sale. C'est du bon sens.
Recettes naturelles et faciles à réaliser :
- faire infuser des fleurs de camomille : génial pour nettoyer les fesses de bébé.
- cataplasme de patate crue mixée ou encore de feuilles de laitues bien vertes que vous aurez faites bouillir et faites refroidir ( à appliquer durant 5min) pour traiter l'érythéme.
- de la farine de maïs en guise de talc.
- du bicarbonate de soude dans l'eau du bain pour inhiber l'effet du calcaire, ou des flocons d'avoine, bien connus pour rendre la peau douce. Les Romains et les Grecs prenaient des bains d'avoine car ils en connaissaient ses vertues hydratantes. (également efficace en cas de varicelle).
- huile de noix de coco, ou huile d'olive mélangée à un peu d'eau, à appliquer sur les zones irritées jusqu'à disparition des rougeurs.
Pour ceux qui vivent dans un pays chaud comme le Brésil, ou si le temps vous le permet, un bon bain de soleil (avant 10H ou aprés 16H), facilite grandement la guérison.
lundi 17 décembre 2012
le coeur plein de joie!
Je viens de recevoir aujourd'hui même une nouvelle demande pour un accompagnement d'une naissance à domicile. Et oui!! Malgré le fait d'être en France pour les vacances, je continue d'attirer à moi des femmes conscientes, éveillées, qui ne rêvent d'apporter que le meilleur à leur bébé en lui donnant la vie à la maison.
Ben ça c'est l'effet loi d'attraction!!
Je suis prête! Je le sais, je le sens!
Je n'ai plus peur. J'ai confiance. Confiance en la vie, en l'amour, je sais que je ne suis jamais seule. Et que je suis née pour ça!
Trop contente de voir que la loi d'attraction est un véritable succés!! Je voulais partager cette excellente nouvelle avec vous!! Car la vie est merveilleuse!! Et je sais qu'elle peut l'être pour tous. (mais chut ne le dites à personne!!) ;-)
J'attire à moi des femmes merveilleuses qui souhaitent donner la vie au sein de leur foyer. L'amour et le respect sont à l'honneur! MERCI!! MERCI!! Je me sens tellement heureuse de pouvoir accompagner ces femmes, ces hommes, ces bébés, dans le plus beau moment de leur vie.
MERCI de m'avoir choisie!! J'ai hâte de pouvoir vous accueillir!!
Sat Nam! ♥
Je vous aime!!
Ben ça c'est l'effet loi d'attraction!!
Je suis prête! Je le sais, je le sens!
Je n'ai plus peur. J'ai confiance. Confiance en la vie, en l'amour, je sais que je ne suis jamais seule. Et que je suis née pour ça!
Trop contente de voir que la loi d'attraction est un véritable succés!! Je voulais partager cette excellente nouvelle avec vous!! Car la vie est merveilleuse!! Et je sais qu'elle peut l'être pour tous. (mais chut ne le dites à personne!!) ;-)
J'attire à moi des femmes merveilleuses qui souhaitent donner la vie au sein de leur foyer. L'amour et le respect sont à l'honneur! MERCI!! MERCI!! Je me sens tellement heureuse de pouvoir accompagner ces femmes, ces hommes, ces bébés, dans le plus beau moment de leur vie.
MERCI de m'avoir choisie!! J'ai hâte de pouvoir vous accueillir!!
Sat Nam! ♥
Je vous aime!!
dimanche 25 novembre 2012
Et vous, vous en pensez quoi de l'avortement?
Bonjour, ou plutôt bonsoir! et oui il n'est que 18h ici, mais 21h chez vous... ;-)
J'ai voulu aborder le sujet de l'avortement aujourd'hui car je suis confrontée à bien des situations au Brésil, qui me font m'interroger à ce sujet.
Je n'ai jamais voulu parler de l'avortement avant, car je crois que je ne me sentais pas prête à exposer mon point de vue à ce sujet.
Comme vous le savez, l'avortement est interdit au Brésil et les Brésiliens sont majoritairement catholiques. Du coup, il est délicat d'aborder le sujet de l'avortement dans ce pays.
Alors pourquoi en parler aujourd'hui? Et bien, pour tout vous dire, je viens de recevoir un post sur ma page facebook à propos de l'avortement. Le message indique que l'avortement " est une erreur qu'il ne faudrait jamais commettre, c'est un cadeau, pas une chose que tu mets et tire quand tu veux." Voilà ce que j'ai ressu cet aprés-midi. Je pense que cette personne a voulu connaître mon point de vue, c'est évident!
Voilà donc ce que j'ai répondu:
Tu as raison,R, chaque vie est un cadeau. Je veux dire par là que chaque vie est importante. Pourtant, une femme qui decide de ne pas poursuivre sa grossesse fait un choix que je respecte beaucoup: le choix de se respecter, de s'écouter, et faire ce qui est le mieux pour elle.
Personne ne peut juger si ce choix était le bon ou pas, et ce qui est le mieux pour elle (ou pour le bébé).
Ainsi, un avortement peut être considéré comme un acte d'amour, envers elle-même, envers son conjoint, et envers son futur bébé, car elle sait qu'elle ne pourra pas donner à cet enfant ce qu'elle aimerait lui offrir. Et ce n'est pas ce qu'elle veut. Elle veut créer un enfant au moment où elle l'aura choisi, afin de lui donner le meilleur, c'est ça qu'elle veut. C'est donc un acte juste à cet instant!
Durant mes études de sages-femmes, j'ai participé à des avortements, des avortements pour des motifs médicaux ( malformations du foetus, mise en danger de la vie maternelle...) et des avortements pour motifs personnels. Je peux vous dire que j'ai été bousculée!
Je me rappelle avoir moi aussi jugé ces femmes qui décidaient de ne pas garder ce bébé. "Comment?" J'étais choquée! Je les ai acusé! Je jugeais "facile" de faire l'amour et d'ensuite ne pas en assumer les conséquences. "Pour qui se prenaient-elles?" "Elles peuvent pas utiliser la pilule comme tout le monde!" "Et puis à 13, 14 ans, avoir des rapports sexuels!! C'est beaucoup trop jeune!! Quelle traînée! Tu ferais mieux d'étudier!"
Et je vous en passe des meilleures...Voilà ce que l'on peut parfois aussi entendre de la part d'autres collègues, ou encore de médecins....
Mais à quel moment ai-je écouté cette femme??
Cette femme qui vient pour demander de l'aide, qui se sent désespérée, qui se sent coupable, honteuse...
Je ne l'ai pas écoutée, non, je l'ai jugée. Sans même la connaître, savoir ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent.
Qui-suis je moi pour me permettre de juger cette femme qui a, sûrement, pris la décison la plus difficile de sa vie? De quel droit?
Je crois que chaque femme a le droit de décider ce qui est le plus juste pour elle, et de prendre la décision de poursuivre une grossesse ou non. Nous avons la chance de pouvoir accueillir une vie en notre chair, c'est un réel cadeau de l'Univers. Mais nous avons aussi ce précieux cadeau qui est le libre arbitre. Peut-on faire grandir une vie en soi, contre son grés? Je m'interroge...
Accueillir une vie en soi :
c'est partager tous les jours son corps avec un autre être, différent de soi,
c'est lui parler, lui conter des histoires,
c'est le toucher, le caresser...
c'est partager la nourriture que l'on mange, l'eau qu'on boit,
c'est aussi partager les émotions que l'on vit...
et ce chaque jour durant 9 mois.
C'est un véritable acte d'amour!
Qui serait prêt à cela?
De nombreuses femmes, et jusqu'à parfois mettre leur vie en danger!
Alors, je pense que cette décision leur appartient.
Je veux être à présent la sage-femme à l'écoute, qui répondra avec le plus grand respect, sans jugement à ces femmes qui en auront fait la demande.
Et toi?
J'ai voulu aborder le sujet de l'avortement aujourd'hui car je suis confrontée à bien des situations au Brésil, qui me font m'interroger à ce sujet.
Je n'ai jamais voulu parler de l'avortement avant, car je crois que je ne me sentais pas prête à exposer mon point de vue à ce sujet.
Comme vous le savez, l'avortement est interdit au Brésil et les Brésiliens sont majoritairement catholiques. Du coup, il est délicat d'aborder le sujet de l'avortement dans ce pays.
Alors pourquoi en parler aujourd'hui? Et bien, pour tout vous dire, je viens de recevoir un post sur ma page facebook à propos de l'avortement. Le message indique que l'avortement " est une erreur qu'il ne faudrait jamais commettre, c'est un cadeau, pas une chose que tu mets et tire quand tu veux." Voilà ce que j'ai ressu cet aprés-midi. Je pense que cette personne a voulu connaître mon point de vue, c'est évident!
Voilà donc ce que j'ai répondu:
Tu as raison,R, chaque vie est un cadeau. Je veux dire par là que chaque vie est importante. Pourtant, une femme qui decide de ne pas poursuivre sa grossesse fait un choix que je respecte beaucoup: le choix de se respecter, de s'écouter, et faire ce qui est le mieux pour elle.
Personne ne peut juger si ce choix était le bon ou pas, et ce qui est le mieux pour elle (ou pour le bébé).
Ainsi, un avortement peut être considéré comme un acte d'amour, envers elle-même, envers son conjoint, et envers son futur bébé, car elle sait qu'elle ne pourra pas donner à cet enfant ce qu'elle aimerait lui offrir. Et ce n'est pas ce qu'elle veut. Elle veut créer un enfant au moment où elle l'aura choisi, afin de lui donner le meilleur, c'est ça qu'elle veut. C'est donc un acte juste à cet instant!
Durant mes études de sages-femmes, j'ai participé à des avortements, des avortements pour des motifs médicaux ( malformations du foetus, mise en danger de la vie maternelle...) et des avortements pour motifs personnels. Je peux vous dire que j'ai été bousculée!
Je me rappelle avoir moi aussi jugé ces femmes qui décidaient de ne pas garder ce bébé. "Comment?" J'étais choquée! Je les ai acusé! Je jugeais "facile" de faire l'amour et d'ensuite ne pas en assumer les conséquences. "Pour qui se prenaient-elles?" "Elles peuvent pas utiliser la pilule comme tout le monde!" "Et puis à 13, 14 ans, avoir des rapports sexuels!! C'est beaucoup trop jeune!! Quelle traînée! Tu ferais mieux d'étudier!"
Et je vous en passe des meilleures...Voilà ce que l'on peut parfois aussi entendre de la part d'autres collègues, ou encore de médecins....
Mais à quel moment ai-je écouté cette femme??
Cette femme qui vient pour demander de l'aide, qui se sent désespérée, qui se sent coupable, honteuse...
Je ne l'ai pas écoutée, non, je l'ai jugée. Sans même la connaître, savoir ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent.
Qui-suis je moi pour me permettre de juger cette femme qui a, sûrement, pris la décison la plus difficile de sa vie? De quel droit?
Je crois que chaque femme a le droit de décider ce qui est le plus juste pour elle, et de prendre la décision de poursuivre une grossesse ou non. Nous avons la chance de pouvoir accueillir une vie en notre chair, c'est un réel cadeau de l'Univers. Mais nous avons aussi ce précieux cadeau qui est le libre arbitre. Peut-on faire grandir une vie en soi, contre son grés? Je m'interroge...
Accueillir une vie en soi :
c'est partager tous les jours son corps avec un autre être, différent de soi,
c'est lui parler, lui conter des histoires,
c'est le toucher, le caresser...
c'est partager la nourriture que l'on mange, l'eau qu'on boit,
c'est aussi partager les émotions que l'on vit...
et ce chaque jour durant 9 mois.
C'est un véritable acte d'amour!
Qui serait prêt à cela?
De nombreuses femmes, et jusqu'à parfois mettre leur vie en danger!
Alors, je pense que cette décision leur appartient.
Je veux être à présent la sage-femme à l'écoute, qui répondra avec le plus grand respect, sans jugement à ces femmes qui en auront fait la demande.
Et toi?
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